Pas besoin de dévaliser le magasin. Pour une première saison dehors, l'équipement essentiel tient dans un coffre de citadine et la facture n'a pas à exploser.

Ce qui s'achète en propre, c'est d'abord ce qu'on met sur soi. Les chaussons, principalement. Essayez-en plusieurs paires avant de lâcher un centime : ce qui va à un pote sera un instrument de torture pour vos pieds. Visez le confort et une forme plutôt plate, sans céder aux modèles agressifs. Pour le harnais, cherchez juste du simple, du réglable et du confortable. Si vous pouvez l'essayer suspendu deux minutes en magasin, faites-le.

Un Grigri ou n'importe quel système à freinage assisté rassure au début. Pour le casque, n'attendez pas de vous prendre un caillou sur le sommet du crâne comme ça m'est arrivé à Orpierre : prenez-en un dès la première sortie.

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La corde et les dégaines se partagent avec un partenaire régulier, ce qui divise la note par deux. Une corde dynamique de 70m couvre la grande majorité des couennes modernes. Un jeu de 12 à 14 dégaines suffit pour à peu près tout. Prenez aussi un sac à corde : ça évite d'étaler le brin dans la poussière et d'enchaîner les nœuds.

Laissez tomber les coinceurs, les jeux de friends ou les cordes de rappel. Inutile de s'encombrer avec ça au début. Vous achèterez ce matériel plus tard, si un projet précis le demande et quand un grimpeur expérimenté vous aura montré la manipulation.

N'achetez jamais une corde, un harnais ou un casque d'occasion à un inconnu : le matos textile de sécurité s'achète neuf, point. En revanche, le sac à pof ou une paire de chaussons à peine rodée sur Leboncoin feront parfaitement l'affaire.