Depuis des décennies, la « Couronne de l'Himalaya », la liste des 14 montagnes du monde dépassant les 8 000 mètres, constitue la référence ultime en matière d'alpinisme de haute altitude. Sommet des 14 est l'exploit d'une vie détenu par une élite.
Mais cette liste exclusive est sur le point de s'allonger beaucoup plus. Dans une démarche prête à bouleverser le monde de l'alpinisme, le gouvernement du Népal a annoncé son intention de reconnaître officiellement six nouveaux sommets de plus de 8 000 mètres.
Un changement sismique dans l'alpinisme
Si elle est ratifiée par des organismes internationaux d'escalade comme l'UIAA (Fédération internationale d'escalade et d'alpinisme), cette décision élargirait la liste tant convoitée de 14 à 20 sommets. Il ne s’agit pas seulement d’un changement bureaucratique ; cela modifie fondamentalement le paysage de l'alpinisme professionnel et du tourisme de haute altitude.
D'où viennent ces "nouvelles" montagnes ?
Il est important de noter qu'il ne s'agit pas de montagnes nouvellement découvertes cachées dans une vallée isolée. Ce sont des points forts connus qui étaient auparavant classés comme des sommets subsidiaires des géants existants.
Bien que la liste officielle finale soit en attente de législation, les candidats sont largement considérés comme des sommets secondaires situés sur les massifs massifs du Kangchenjunga et du Lhotse. Par exemple, des sommets comme le Yalung Khang (8 505 m), le Kangchenjunga Central (8 473 m) et le Kangchenjunga Sud (8 476 m) ont longtemps été gravis, mais étaient considérés comme faisant partie du massif principal du Kangchenjunga plutôt que comme des montagnes indépendantes.
La reclassification dépend généralement de la « proéminence » : de l'élévation verticale d'un pic à partir de la ligne de niveau la plus basse qui l'entoure et de l'absence de pic plus élevé. Le Népal s'efforce de faire en sorte que ces six pays répondent aux critères d'indépendance.
Pourquoi le Népal fait-il cela ?
La motivation derrière cette initiative est en grande partie économique et stratégique pour l'industrie touristique vitale du Népal.
- Nouveaux défis, nouveaux permis : en créant une « nouvelle » liste de 20 sommets, le Népal ouvre la porte à une nouvelle génération de chercheurs de records. Les grimpeurs qui ont déjà complété les 14 grimpeurs initiaux peuvent revenir pour réclamer les six restants.
- Répartir les foules : des sommets célèbres comme l'Everest, le Manaslu et l'Ama Dablam sont confrontés à une surpopulation importante. La reconnaissance officielle des nouveaux objectifs de 8 000 mètres pourrait aider à disperser les alpinistes dans différentes régions de l'Himalaya, réduisant ainsi la pression environnementale sur les itinéraires les plus populaires.
La course aux "Nouveaux 20"
Cette annonce réinitialise immédiatement le tableau pour les détenteurs de records de vitesse et les amateurs de pics. Les récents exploits incroyables de l'ascension rapide des 14 sommets pourraient bientôt être considérés comme la liste des « classiques », déclenchant une toute nouvelle course extrêmement compétitive pour être la première personne de l'histoire à atteindre le sommet des « 20 vrais ».
Le monde de l'alpinisme regarde et attend désormais une reconnaissance internationale officielle. S'ils sont acceptés, les livres d'histoire nécessiteront une mise à jour importante.
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Que pensez-vous de l'élargissement de la liste des sommets de 8 000 mètres ? Est-ce que cela dilue la signification historique des 14 originaux, ou est-ce un nouveau chapitre passionnant pour le sport ? Partagez vos réflexions dans les commentaires ci-dessous.

